Simplicité volontaire : un acte politique

lumiere

NON LA crise n’est pas une fatalité !
NON la croissance n’est pas que seul modèle économique
NON, simplicité ne veut pas dire régression
NON, le progrès n’est pas synonyme de bonheur
OUI le bonheur est ailleurs que dans la consommation effrénée
OUI le bonheur est dans la simplicité
OUI nous pouvons décider de notre propre vie et de notre avenir
BRISONS NOS CHAINES 
MATERIELLES ET MENTALES
PRENON NOUS EN MAIN SANS PEUR
IL Y A D’AUTRES VOIES
INVENTONS LES ENSEMBLES

RESISTEZ BEAUCOUP (2)

La simplicité volontaire ou sobriété heureuse est un mode vie consistant à réduire volontairement sa consommation ainsi que les impacts de cette dernière, en vue de mener une vie davantage centrée sur des valeurs définies comme « essentielles ». (Wikipédia)
Ce nouveau modèle de société à été conceptualisée au milieu du 19ème siècle aux Etats Unis par Ralph Waldo Emerson et Henri David Thoreau, le père de la « désobéissance civile » (vers 1850 – USA).
Ils ont inspiré Gandhi, Tolstoï.
Puis, plus proche de, nous, Nicholas Georgescu- Roegen, qui invente le concept de la décroissance et René Dumont qui invente l’écologie politique.
De nos jours, Pierre Rhabi est un fervent défenseur de la simplicité heureuse et de la sobriété volontaire.
Henri David Thoreau influencera aussi le film « Into the wild » de Sean Penn, issu d’une histoire vraie.
Changer de vie, c’est possible
Changer de vie ce n’est pas une utopie
Changer de vie est devenu une nécessité

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La simplicité volontaire  est issue de la pensée transcendantaliste  conceptualisée au 19ème siècle en Amérique par Ralph Waldo Emerson.
http://liberationanimale.com/henry-d-thoreau-et-les-transcendantalistes/
Les courants écolos du 20ème siècle (y compris les communautés comme l’Arche de LAnza Del Vasto) puisent aussi en partie leur source  dans ce mouvement. On peut dire que Amos Bronson Alcott,  qui fonda la première communauté végan, fut le père de toutes les expériences de communautés non violentes, respectueuses de la nature, des animaux et de l’homme, menées jusqu’à maintenant. Il fonda Fruitland, aux Etats Unis, pour réaliser sa vision utopique d’un monde plus solidaire et pacifique. Il désirera aussi éliminer l’esclavage du bétail et le protéger des massacres perpétrés pour l’alimentation humaine. La petite fille de onze ans d’ Alcott, Anna, va dans le même sens: «Ils – les animaux – devraient pouvoir vivre en paix ,ne pas travailler si durement dans les fermes et ne pas être mangés. Manger ce qui a une vie et des sentiments! Quand il y a de si merveilleux fruits disponibles, qui veut être un mangeur de chair animale? »
Alcoot fonda sa communauté entre autre après avoir entendu les conférences de Sylvester Graham , dénonçant la souffrance des animaux dans l’horreur des abattoirs, conférences tellement populaires qu’elles feront chuter les prix de la viande dans les marchés de Boston.
http://www.ivu.org/history/usa19/graham.html

Ces histoires résonnent étrangement à nos oreilles car elles nous semblent furieusement d’actualité. Le monde a-t-il tellement de difficultés à progresser ?

Ralph Waldo Emerson (http://agora.qc.ca/Dossiers/Ralph_Waldo_Emerson)
Henri David Thoreau (http://www.toupie.org/Biographies/Thoreau.htm)
Gandhi (http://www.crf-usa.org/black-history-month/gandhi-and-civil-disobedience)
Tolstoï (http://fr.wikipedia.org/wiki/leon_tolstoi)
Nicholas Georgescu- Roegenhttp://www.oeconomia.net/private/recherche/altereco4.pdf)
René Dumont (http://www.laviedesidees.fr/Rene-Dumont-les-quarante-ans-d-une.html)
Pierre Rhabi (http://www.youtube.com/watch?v=K7YbfO1iYsA)
Into the wild (http://industrie-culturelle.fr/industrie-culturelle/influence-henry-thoreau-film-into-the-wild/)

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LES ANIMAUX NE SOUFFRENT PAS, c’est bien connu

OUVREZ VOTRE CONSCIENCE
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LES ANIMAUX NE SOUFFRENT PAS, c’est bien connu
C’est mignon un veau qui tête sa maman dans un champs bien vert. Au printemps, il gambade dans les prés, joue. Quand le soir vient, la meneuse de troupeau appelle chacun à se rassembler pour la nuit et les petits veaux accourent en se poursuivant. Car un troupeau est un groupe social qui a ses règles.
Mais connaissez vous la peur du veau séparé de sa mère, l’absolue désespoir, l’incompréhension du veau mené à l’abattoir ? Savez vous le regard de l’animal qui va être tué, et qui parfois agonise, face au boucher intraitable qui parfois s’y reprend jusqu’à onze fois pour tuer? Savez vous la souffrance des animaux martyr,


Animaux de laboratoire
https://www.facebook.com/MagicJackTv/posts/385769578184791,

Animaux de chasse
(http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/03/28/en-espagne-le-calvaire-des-levriers_4389935_3244.html)


Animaux de boucherie
http://lota029.bbgraph.com/t7417-le-terrible-calvaire-des-animaux-de-boucherie

Vous ne voulez pas savoir ?
Et puis un steack préemballé dans un Supermarché, ca ne crie pas, ça ne vous regarde pas ………..
Vous savez, vous vous en foutez, après tout, ce ne sont que des animaux ?

Les animaux ne ressentent rien ? qui ose encore dire cela ? Toi qui joue avec tes petits chats, attendri devant la mère qui allaite sa portée, sais tu que les chats aussi sont des animaux de laboratoire…. Toi qui joue avec tes chiens ? Toi encore, qui partage tes jeux avec ton petit lapin……………
Quelle race sommes nous donc pour vivre ainsi de la souffrance des autres espèces, pour martyriser, pour détruire…..

N’avons nous donc aucune conscience ? (def : sens moral, valeur de ses propres actes)
Sommes nous seulement des êtres aveuglés par notre égo ?

IL NE SERA PAS DIT QUE JE ME NOURRIRAI DE LA SOUFFRANCE D’UNE AUTRE ESPÈCE VIVANTE quelle qu’elle soit

OUVREZ VOTRE CONSCIENCE

LIEVRE

Nous avons parlé du régime PALEO dans un précédent article

Ce régime ne rejette pas la viande

Mais il parle de la viande sauvage dans un monde où il n’existe pas d’élevage industriel, de tuerie en masse, d’expérience sur les animaux, de chasse organisée dans un monde moderne suréquipé.

Il parle d’une époque où l’homme devait lutter pour vivre dans un monde sauvage, pas le monde sauvage que nous connaissons aujourd’hui, celui de la finance, du travail, de la société « moderne » et « évoluée » !
Quel sens donnerez vous a ce régime si vous savez que la viande que vous mangez vient d’un abattoir et que le boucher s’y est mis a plusieurs fois pour achever une bête agonisante ? si la chair que vous dégustez est empreinte de souffrance et de peur ?

Découvrez la pensée transcendantaliste :

RESISTEZ BEAUCOUP (2)

Henry D. Thoreau et les transcendantalistes

et Amos Bronson Alcott, celui qui fonda la première communauté végan, mère de toutes les expériences menées au cours du 20ème siècle . Il fonda Fruitland, aux Etats Unis, pour réaliser sa vision utopique d’un monde plus solidaire et pacifique. Il désirera aussi éliminer l’esclavage du bétail et le protéger des massacres perpétrés pour l’alimentation humaine. La petite fille de onze ans d’ Alcott, Anna, va dans le même sens: «Ils – les animaux – devraient pouvoir vivre en paix ,ne pas travailler si durement dans les fermes et ne pas être mangés. Manger ce qui a une vie et des sentiments! Quand il y a de si merveilleux fruits disponibles, qui veut être un mangeur de chair animale? »
Alcoot fonda sa communauté entre autre après avoir entendu les conférences de Sylvester Graham , dénonçant la souffrance des animaux dans l’horreur des abattoirs, conférences tellement populaires qu’elles feront chuter les prix de la viande dans les marchés de Boston.

http://www.ivu.org/history/usa19/graham.html

Dans un prochain article nous développerons la pensée de Thoreau et d’Emerson, le père du transcendantalisme.

 

 

Elevage industriel : stop aux animaux martyr

Elevage industriel, la norme ? malbouffe, souffrance animale !

 http://pluzz.francetv.fr/videos/elevage_intensif_attention_danger_,108568407.html

Quand prendrons nous conscience que nous mangeons de la souffrance animale, que nous torturons pour nous nourrir.

http://www.veganisme.fr/Un%20Monde%20Vegan/Elevagesindustriels.html

Les animaux sont des êtres sensibles, Stop aux animaux martyr, ce ne sont pas des objets de consommation !

Les animaux ne sont plus des biens meubles :

http://www.charentelibre.fr/2014/04/15/assemblee-les-animaux-ne-sont-plus-des-biens-meubles-mais-etre-vivants-doues-de-sensibilite,1890807.php

Mais l’élevage industriel menace aussi directement l’homme : 

La « SCEA Côte de la Justice » de M. Ramery (entrepreneur de BTP du Nord-Pas-de-Calais) envisage d’implanter une étable de 1000 vaches laitières et 750 veaux, et un méthaniseur, sur les terres de Drucat-le-Plessiel et de Buigny-Saint- Maclou, dans les Communautés de Communes d’Abbeville et de Nouvion. Un projet hors normes, jamais vu en France !

Les risques sont énormes !

La santé est en danger. Même si, cyniquement, les rejets du méthaniseur sont déclarés «acceptables en termes toxiques et cancérigènes », il y aura dans cette concentration animale, épidémies, abattages en masse, mutation incontrôlable de virus, utilisation d’antibiotiques augmentant l’ «antibio-résistance ». Ces bêtes, emprisonnées à l’année dans des conditions de vie contraires à leurs besoins physiologiques naturels, au régime alimentaire modifié pour produire au maximum, donneront un lait industriel, puis une viande de réforme, de piètre qualité. Pour les nourrir artificiellement, au lieu des pâtures favorables à leur bien-être et au bon équilibre général, il faudra des aliments importés (sans parler des OGM) ou poussant chez nous avec engrais chimiques et pesticides.

Le méthaniseur, prétendument agricole malgré sa taille, sera exempté des normes de sécurité industrielle : tant pis pour les accidents ! Il recevra des entrants multiples, récoltés dans un rayon de 110 km. Il faudra 2700 hectares pour épandre les 40 000 tonnes annuelles de boues résiduelles. Vingt-quatre communes sont déjà concernées. Les épandre, c’est risquer un air vicié, une terre polluée rendant les cultures impropres à la consommation, des infiltrations dans les nappes phréatiques. En Baie de Somme, on peut craindre des algues vertes, comme en Bretagne. Les véhicules lents, lourds, boueux dans la circulation déjà dense, multiplieront les risques d’accidents.  Les riverains supporteront le va-et-vient, et payeront pour la réfection des chaussées dégradées. Certains épandages étant à 40 km, le bilan carbone (absent du projet !) est certainement défavorable.

Cette étable industrielle va accélérer la disparition des exploitations actuelles. M. Ramery, en rachetant beaucoup de terres, empêche les jeunes agriculteurs de s’installer. Et on nous fait miroiter la création d’à peine une dizaine d’emplois! Et que penser de l’impact sur le tourisme en ce lieu proche d’une des plus belles baies du monde? Ce projet s’inscrit dans une course effrénée à la productivité intensive, à des fins purement financières, au profit du seul promoteur. Et c’est avec des subventions publiques que M. Ramery (soutenu par des amis influents) prétend s’installer, alors que la population le refuse !

On n’a pas le droit d’entreprendre n’importe où, n’importe comment, et à n’importe quel prix! Chacun souhaite un avenir plus respectueux de la Nature et des hommes. La décision d’autoriser ce projet est entre les mains du Préfet de la Somme. L’association Novissen a été créée pour s’opposer. Renseignez-vous sur http://www.novissen.com . Adhérez, faites adhérer. Signez la pétition actuellement en ligne.

en savoir plus : http://www.novissen.com/Pages/default.aspx

 

 

perturbateurs endocriniens – bombe alimentaire

Annonciateurs d’une crise sanitaire de grande ampleur, les perturbateurs endocriniens s’imposent comme un enjeu politique majeur mais peinent à être réglementés. En cause, le poids des intérêts industriels qui cultivent le doute quant à leur définition.

Ils sont partout. Dans votre dentifrice, sur votre ticket de caisse, parmi les jouets de vos enfants, imprégnés dans les vêtements que vous portez… Ils accompagnent la plupart de vos repas puisqu’ils emplissent les contenants alimentaires et constituent certains des pesticides qui finiront dans votre salade ou votre verre de vin.

Ils suivent peut-être même vos partenaires sexuels les plus réguliers, balisant toutes les étapes de votre vie intime, comme l’avait montré Générations Cobayes au printemps dernier.

Inutile d’ailleurs de songer aux médicaments pour s’en purger, on en retrouve également dans plusieurs d’entre eux. Vous êtes donc cernés, exposés de manière quotidienne et invisible. Par qui ? Les perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques de synthèse, étrangères à l’organisme humain, qui composent nombre de produits de la vie courante.

Leur production a explosé en quelques décennies, leur utilisation étant intrinsèquement liée au phénomène d’industrialisation sur lequel repose le confort moderne : matières plastiques, pharmacie, cosmétiques, pesticides agricoles, etc.

Une lente prise de conscience

Bisphenol A, parabènes, phtalates, et autres molécules chimiques de ce type dérèglent le système hormonal en déséquilibrant ses fonctions de base. Et les effets commencent à être clairement identifiés. Il y a moins d’un an, André Cicolella recensait pour Reporterre la liste des impacts connus : « Cancer du sein et cancer de la prostate, cancers hormonaux-dépendants, diabète et obésité, maladies cardiovasculaires, troubles du comportement, comme l’hyperactivité de l’enfant, trouble de la fertilité, baisse de la qualité du sperme, abaissement de l’âge de la puberté », les conséquences sanitaires sont dramatiques.

L’alerte a été lancée dès 1991 par un collectif de scientifiques qui, réuni autour de Theo Colborn, a inventé le terme de « perturbateurs endocriniens » à l’occasion de la conférence de Wingspread. Depuis, la mobilisation progresse : les études scientifiques sur le sujet se multiplient, les ONG s’emparent de la problématique, des manifestations comme la Greenpride voient le jour afin d’y sensibiliser le grand public, les institutions mettent en place des dispositifs tels que la Stratégie Nationale contre les Perturbateurs endocriniens tandis que la Région Ile-de-France les consacrait« grande cause régionale 2013 ». Le terme a même fait son entrée dans l’édition 2013 du Petit Robert.

Ce lobbying a permis d’obtenir quelques règlements d’interdiction parmi lesquels celle du Bisphenol A (BPA) dans les biberons, votée en 2010. Mesure prolongée d’une loi en décembre 2012 qui interdit toute présence de BPA dans les contenants alimentaires à compter du 1er janvier 2015.

Le retard de la règlementation européenne

Mais l’encadrement des perturbateurs endocriniens reste insuffisant. Dans le plan Cancer présenté en février dernier, comme lors des deux dernières Conférences Environnementales, cet enjeu de santé environnementale semble relégué au second plan, voire évacué des débats.

Dans une tribune publiée l’année dernière, trois conseillers régionaux exhortaient ainsi le gouvernement à ne pas « oublier les perturbateurs endocriniens ».

Pour François Veillerette, l’un des signataires, par ailleurs fondateur et porte-parole de l’association Générations Futures qui s’intéresse de près au sujet,« c’est à l’Europe de donner le ‘‘la’’ en matière de réglementation sur les perturbateurs endocriniens ». Député EELV, Jean-Louis Roumégas confirme cette responsabilité : « Ce dossier doit impérativement être traité à l’échelle communautaire car il a des implications sanitaires, environnementales, industrielles et commerciales, autant de sujets qui relèvent du marché intérieur » écrit-il en synthèse de son rapport d’information sur la stratégie européenne en matière de perturbateurs endocriniens.

« Or la stratégie européenne ad hoc, qui date de 1999, est devenue obsolète au regard des progrès scientifiques enregistrés depuis lors » poursuit-il. Il se réfère au rapport Kortenkamp, publié en 2012. Sur la base de celui-ci, un autre rapport a été présenté l’année suivante par l’eurodéputé suédoise Asa Westlund, proposant une feuille de route à la Commission Européenne.

En mai 2013, une centaine de chercheurs internationaux a signé la Déclaration de Berlaymont pour enjoindre celle-ci à agir. « Une initiative sans précédent »selon Michèle Rivasi, députée européenne et corapporteure du rapport Westlund.

Mais le travail règlementaire reste dans l’impasse. La Suède aurait menacé il y a quelques moisd’attaquer la Commission européenne en carence pour son inaction dans le domaine. En cause, le non-respect des règlements biocides (528/2012) et pesticides (1107/2009) qui prévoyaient l’adoption d’une définition opérationnelle avant la fin 2013.

L’impossible définition ? La stratégie des lobbys

En cause, donc, la publication de critères de définition des perturbateurs endocriniens censés ouvrir la voie à une interdiction de ces substances. Mais sans définition, pas de règlementation. Or les intérêts industriels sont bien réels sur un marché des perturbateurs endocriniens qui représente plusieurs millions d’euros…

Dans Endoc(t)rinement, brillante enquête de deux ans rediffusée récemment sur France 5, Stéphane Horel met à jour la bataille d’influence qui paralyse les prises de décisions à Bruxelles. Derrière l’affrontement entre la Direction générale de l’Environnement, à qui incombe la responsabilité d’établir ce travail de définition, et les autres DG concernées (Industrie, entreprises et santé-consommation), se joue l’instrumentalisation de la science : en suscitant le doute par la contestation des résultats scientifiques faisant autorité, quelques experts aux conflits d’intérêt mal dissimulés parviennent à ralentir le processus.

Le parallèle peut être éabli avec la stratégie de l’industrie du tabac dans les années 1950, lorsqu’elle avait entrepris de remettre en cause le lien entre la cigarette et le cancer du poumon : gain de temps et influence exercée sont les mêmes. Michèle Rivasi a ainsi dû attendre cinq mois avant que la Commission européenne ne réponde à la lettre qui l’interpellait, pourtant signée par plusieurs parlementaires.

Interrogée par Reporterre, Mme Rivasi estime que « la stratégie de lobbying qui s’exerce en faveur des perturbateurs endocriniens est similaire en termes d’efficacité et d’importance à ce qui se joue dans le domaine du nucléaire ou de l’agro-business ». Les résultats en attestent : avec plusieurs mois de retard, la Commission européenne a publié en juin une « feuille de route » concernant les critères d’identification…

Il y a pourtant urgence. Et ce d’autant plus dans un contexte où continue de se négocier dans la plus grande opacité le traité de libre-échange dit « Tafta » qui pourrait alors voir l’Europe, en l’absence totale de règlementation, inondée de produits contenant des perturbateurs endocriniens…

Barnabé Binctin

Reporterre

Réduire ses emballages : les gestes simples

La moitié des emballages jetés par an en France sont des plastiques !

Pour réduire votre quantité de déchets, utilisez des contenants non jetables, en verre, en carton, en papier, en tissus, car ce qui est dangereux, c’est l’accumulation de tout ces produits polluants chez soi, qui se re-transforment ensuite en déchets allant polluer l’environnement.

On les retrouve ensuite dans la chaîne alimentaire.

C’est un cercle sans fin. Pour  en sortir, une seule solution : Réduire sa quantité de déchets en changeant ses habitudes !

On peut commencer à changer ses habitudes avec des gestes simples, dans la cuisine par exemple. Il ne s’agit pas de tout réformer.

1. Préférer les bocaux ou les pots en verre pour conditionner les produits secs, les olives, le fromage. Pour conserver les plats que vous avez cuisinés, prendre des ramequins en verre, et si on ne veux pas les fermer avec des couvercles plastique,  on les recouvre  de papier ou de tissus avec un élastique.

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C’est une habitude à prendre

2. Préférer les sacs en papiers pour conserver le pain, la farine, certains féculents et les mettre les dans un endroit fermé, il se conserveront mieux ! Le vrac peut aussi être conservé dans des boites.

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Ce n’est pas compliqué

3. Préférer les produits frais ou à la coupe, éviter de les sur emballer dans du plastique  et chez vous, faire la répartition entre le frigidaire et les saladiers. On peut aussi garder certains légumes dans des cagettes à l’abri de la lumière.

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4. Il n’y a plus beaucoup de consigne, mais on peut  garder les bouteilles en verre  pour  les liquides comme les restes de soupe, par exemple.

5. Quand on va faire les courses, ne pas emballer les légumes, les faire peser directement sur la balance à la caisse, ou  les peser vous même et apporter le ticket à la caisse. Vous verrez ça marche et ça interpelle, vous ferez des émules. Refusez toujours le suremballage : a-ton besoin d’accepter le sac plastique dans laquelle on met vos fromages déjà emballés pesés, vos poissons ou votre viande déjà emballés pesés, aux différent étalages? puis ensuite réemballer cela dans d’autres sacs plastiques ? C’est pratique me direz vous. Je ne vois pas ce que cela à de plus pratique que l’emballage raisonné, à la maison il faut tout redéballer ! C’est hygiénique ! A force d’hygiène, nous avons flingué nos défenses humanitaires, euh, pardon, immunitaires……

oui non

Jus de coccinelle et sécrétion annale de castor = bonbons roses

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Les sorcières n’ont pas disparu, au contraire, elles se sont multipliées et on revêtu les habits de la respectabilité. Vous ne me croyez pas ? Allez ne faites pas comme les trois petits singes, affrontez la réalité, juste une fois pour entrouvrir la porte du jardin d’Alice au pays des horreurs……..

Jus de coccinelle = bonbons roses? Pas tout à fait, ce sont plutôt les sécrétions des femelles coccinelles qui permettent de donner l’effet glaçage laqués genre MNM. Elles sont cachées sous la dénomination « “gomme-laque” ou “shellac”. Une petite friandise rouge à pois noir donc que les enfants avalent, c’est cruel, car s’ils savaient qu’ils croquent de la coccinelle, ils mangeraient peut être moins de bonbons roses….

D’autres insectes sont écrasés pour réaliser les colorants rouges (acide carminique), et c’est 100% naturel. A vous de choisir, çà ou des colorants chimiques. Avis aux végétariens qui traquent la graisse de boeuf dans les biscuits mais ne savent pas qu’ils   absorbent de la micro-viande en mangeant des bonbons. De toute façon, les insectes sont la nourriture de demain, alors ne faites pas les dégoutés. En Afrique, en Amérique du sud, on déguste ces délicieuses friandises grillées, crues…………  Ce n’est pas plus horrible que de manger des escargots ou des crevettes, et déguster une larve vivante ou jeter un crabe vivant dans l’eau, procède de la même pratique.

Et puis c’est mignon un petit colorant au jus d’insectes, à côté des rehausseurs de goût des bonbons fraise framboise à la sécrétion annale de grande de castor ou du chewing gum à la « gomme de base » obtenue à partir de la purification et du  raffinage du suint, la partie grasse de la laine de mouton. Elle se cache sous le nom de “gomme base” ou “gum base”. Je ne plaisante pas.

Mais tout cela reste 100%naturel !

Une autre bonne nouvelle : les colorants industriels chimiques sont parfois remplacés par des colorants naturels notamment pour les bonbons ……..roses, toujours (osons imaginer ce qu’il y dans les bonbons bleus !). Quoi de plus naturel que du  goudron de houille (classé 199ème par l’ONU dans la liste des substances dangereuses), colorant hors pair pour donner une belle couleur rose….bonbon !

http://www.sante-nutrition.org/les-10-ingredients-les-degoutants-caches-nourriture-industrielle/

C’est toujours très naturel, rassurez vous, rien à voir avec  ces saloperies chimiques cancérigènes, neuroxiques, reprotoxiques, allergisantes, perturbatrices endocriniennes  que vous ingérez quotidiennement pour nourrir votre futur cancer. Ce qui est le plus inquiétant ce sont ses substances cachées, qui, en petites quantités absorbées quotidiennement,  attaquent les plus faibles d’entre nous. Notre poison quotidien est partout. Alors ne pas voir, ne pas entendre, ne pas parler, est ce vraiment la voie de la sagesse ?

La majorité d’entre nous font comme les trois petits singes, courbent le dos et quand la maladie arrive, subissent une dose massive d’éléments toxiques pour soigner, éradiquer la maladie. Soigner le mal par le mal.

Les sorciers et les sorcières du 21ème siècle ont troqué leur grand chaudron et leur chapeau noir et pointu avec de petites boites à pilules ou des proprets emballages et suremballages rose bonbon et des blouses blanches de laboratoire. La chimie ne se fait plus dans les alambics mais dans les usines higt tech. C’est pire  car nous n’avons plus peur d’eux et, tels Blanche Neige, nous mangeons la belle pomme rouge et brillante qui s’offre à nous.

La fraise hivernale, une bombe à retardement !

La fraise

Je suis cultivée bien au chaud dans une mer de plastique couvrant 35000 hectares de serres, sur un lit sableux nettoyé au bromure de méthyl (poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d’ozone),  et à la chloropicrine (substance bloquant les alvéoles pulmonaires), puis je fais 1500 km en camion, pour pouvoir orner de ma belle robe rouge sang, les tables hivernales de France.

Cultivée par des sans papiers se chauffant le soir en faisant brûler le reste des 5000 tonnes de bâches plastiques recouvrant les serres, j’ai besoin de 4500m3 d’eau par hectare, et si j’assèche la région, chassant les oiseaux migrateurs et les lynx du Parc National de Donana, ce n’est pas mon affaire, comme la déforestation opérée chaque année pour agrandir mon territoire n’est pas mon affaire.

Je suis gourmande en pesticides et fongicides de toute sorte, et je peux absorber près de 105 molécules chimiques dont certaines se retrouve piégées dans ma chair jusqu’au jour de ma consommation.

Je ne suis pas très chère et je n’ai pas beaucoup de goût mais j’appâte le client par ma précocité, imaginez donc, des fraises en hiver ! Vous vous y êtes tous laissés prendre en vous disant qu’une barquette ça n’engageait pas à grand-chose. Et les tomates ? savez vous que les tomates d’hiver comme les fraises, mais aussi les melons d’Espagne…. proviennent des serres d’Alméria ou d’Huelvas et qu’elles aussi ont subi le même sort ? Alimenter cette industrie c’est accompagner la pollution plastique du monde, c’est accompagner le nouvel esclavagisme moderne. Mais ces petites bombes à retardement contiennent aussi des perturbateurs endocriniens, des produits cancérigènes qui peut à peu font leur chemin dans votre organisme et creusent leur trou, heu pardon, creusent votre trou……….. https://www.youtube.com/watch?v=ynYVeTaAuBM

Taper El Ejido dans Google Earth.

Savoir, c’est se protéger. Choisir, c’est agir : https://avabr1.wordpress.com/journees-evenement-2014/

Téléphone portable : un bilan humain et écologique terrifiant

coltan telephone portable

Cela commence au Brésil, en Australie ou en Centre Afrique dans les mines de cuivre ou de coltan, des minerais nécessaires à la fabrication des composants électroniques. Pour trouver de nouveaux gisements, la déforestation s’est amplifiée ces 10 dernières années sur le territoire des grands singes notamment au Congo, pays des gorilles. (Les grands singes sont menacés d’extinction  en Afrique, en Asie, pas uniquement à cause des mines de coltan mais aussi des champs d’huile de palme. Au Congo, il ne reste plus qu’1% de leur territoire. D’ici 15 ou 20 ans, vous ne les verrez peut être plus qu’au zoo). Au Congo, les singes comme les éléphants ainsi que d’autres animaux sauvages ont servis par milliers à nourrir les mineurs. L’exploitation s’est faite aussi au prix de plusieurs millions  de morts, dont des enfants; d’épuisement, de maladie, d’accidents dans les mines car l’extraction se fait à flanc de roche, dans des galeries étroites et de jour comme de nuit mais aussi au sein de la population (famine, maladie).

Pollution des sols, de l’eau, mines abandonnées, forêts sacrifiées…………

Profits illégaux faits sur le coltan, milices armées, guerre civile, populations déplacées, désastre humanitaire……..

Le bilan est désastreux.

Un documentaire à voir absolument : http://mobile.agoravox.fr/actualites/international/article/rdc-des-millions-de-morts-un-138851

http://www.oxfammagasinsdumonde.be/2008/03/congo-stop-a-lexploitation-inequitable-du-coltan/

http://www.sante-environnement.be/spip.php?article469

Même si les fournisseurs de composants ne se ravitaillent plus au Congo suite aux dénonciations des ONG  dès les années 2000… le mal est fait. Quand aux autres pays d’extraction, nous avons peu d’informations actuellement concernant les conditions d’exploitation et de production.

Ensuite, le téléphone est fabriqué en Asie. En chine, certaines entreprises (pas toutes) appliquent des conditions de travail intenables : travail debout parfois 11H par jour avec les heures supplémentaires, travail des adolescents « stagiaires » mineurs, travaillant parfois de nuit. Des employés « jetables » avec un droit du travail souvent inexistant.

Un téléphone portable contient plusieurs centaines de pièces plastiques et métalliques, des matériaux polluants comme le plomb, le nickel, le mercure, l’arsenic, le cadmium.

Les procédés industriels utilisent des méthodes polluantes à aboutie dans une usine Samsung de Corée du Sud à des cas de leucémie chez les ouvriers.

http://www.atlantico.fr/pepites/samsung-dizaines-ouvriers-sont-atteints-formes-rares-cancers-et-leucemie-1040936.html

Ces téléphones arrivent en Europe, aux USA où ils sont achetés pour une durée de vie limitée, les opérateurs ayant intérêt à vendre de nouveaux produits chaque année. Quand le téléphone ne sert plus, il est soit jeté à la poubelle, soit mis dans un bac sélectif. Un français produit environ 20kg de déchets informatiques par an.  Les déchets sont exportés vers les grandes décharges informatiques d’Afrique ou d’Asie pour y  être recyclés. Nous avons même envoyé en Asie des vieux appareils, téléphones, ordinateurs comme dons humanitaires pour qu’ils aient une deuxième vie. Une façon de se débarrasser de milliers de tonnes de déchets encombrants à bon compte, car plus de la moitié sont inutilisables. http://www.bastamag.net/Comment-l-Europe-fait-passer-ses

Le téléphone portable a déjà beaucoup voyagé et fait un aller retour d’Asie en Europe entre sa fabrication et son « recyclage ». La Chine, le Pakistan, l’Inde et une partie de l’Afrique de l’Ouest sont devenus les dépotoirs informatiques des pays de l’Ouest, Europe, USA. La récupération s’organise de façon sauvage, on extrait l’or des puces informatiques à l’acide, les hommes, les femmes, les enfants, trient, chauffent les composants pour en récolter les matériaux rares, des familles entières vivent sur des terrains souillés de cendres toxiques ou près de monceaux de déchets qui sont ensuite abandonnés dans des décharges à ciel ouvert.

A Guiyu, en Chine, d’anciens canaux d’irrigation accueillent maintenant des déchets d’ordinateurs : tout un symbole de cette société poubelle qui étouffe sous les déchets qu’elle surproduit.

Les matériaux toxiques (plomb, mercure, cadmium, Pvc parfois brûlés) empoisonnent l’air, la terre et l’eau et tuent de nombreuses personnes.

http://recyclaginformatique.free.fr/index.php?page=exemples_frappant

http://www.geo.fr/environnement/actualite-durable/le-ghana-poubelle-pour-les-e-dechets-25740

http://www.lejim.info/spip/spip.php?article56

 

19 millions de portables sont renouvelés chaque année en France. La durée de vie d’un portable est entre 12 et 24 mois… Le marché est en constante augmentation.

En France, un  marché  de revente de téléphones portables d’occasion se développe, le « recyclage propre » aussi, mais cela reste actuellement très marginal.

La première action à engager est de ne pas changer de téléphone ni d’Iphone sous prétexte qu’un nouveau modèle plus performant vient de sortir. Ensuite de revendre, de donner un appareil non usagé si on décide de s’en séparer.

Est il également utile d’équiper les enfants ou les adolescents des le plus jeune âge ? Cette laisse numérique a des effets indésirables potentiels sur la santé (ondes électromagnétiques)et, comme tous les outils connectés, ils relayent la possibilité toujours plus grande d’une surveillance programmée des populations.

Et l’obsolescence programmée des appareils informatiques ? Un téléphone portable aurait une durée de vie de 4 ans environ. Pourtant certains fonctionnent bien au-delà. Un ordinateur portable de 3 à 5 ans,  un ordinateur environ 10 ans……

Le projet de loi présenté par le Ministre délégué à la consommation en mai 2013 ne reprend pas la disposition demandée par le groupe écologiste consistant à créer un délit spécifique à l’obsolescence programmée, il prévoit seulement un durcissement des amendes. Cela sera-t-il suffisant pour assurer une lutte efficace ?

http://www.consoglobe.com/obsolescence-programmee-appareils-cg

Ondes électromagnétiques : les nouveaux sans abris du 21ème siècle

Il y en a partout, wifi, téléphone portable, antennes relais, champs d’éoliennes, maintenant,  voitures à commandes électroniques. La 3G est présente presque partout. Avec l’arrivée de la 4G, ce sera bien pire. Les electrosensibles ne savent plus où aller. Plus un espace où elles ne parviennent pas à s’infiltrer.antennes relais parisAntennes relais, Paris

Le progrès ? pas pour tout le monde. Nous ne sommes pas égaux devant l’impact des nouvelles technologies toujours plus sophistiquées. Certains d’entre nous sont électro sensibles, c’est-à-dire qu’ils ne supportent pas le bain  d’ondes électromagnétiques dans lequel nous baignons quotidiennement. Evidemment, il y a des zones plus ou moins fortement impactées par le rayonnement des fortes ondes.  Maux de tête incessants, troubles importants du sommeil, humeur irritable, pertes d’équilibre, troubles cognitifs, pertes de la mémoire immédiate, déficit de l’attention et de la concentration, douleurs musculaires, nausées, un calvaire attribué à l’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques dont la relation de cause à effet n’est pas reconnue par les autorités publiques. Pourtant, là où les ondes ne passent pas (dans certains lieux naturels tres éloignés de tout rayonnement, des gages de faraday en béton). Pourtant les électrosensibles  voient leurs symptômes disparaitre dès qu’ils sont a distance d’une antenne relais, d’un gsm ou d’une émission plus ou forte d’ondes électromagnétiques. Maladie non reconnue, non étudiée, les médecins sont  impuissants à les soulager. Certains chercheurs néanmoins ont fait des recherches et le diagnostic est terrifiant : Passé un certain stade, des lésions irréversibles apparaissent car l’electrosensibilité est une maladie neurodégénérative qui peut à terme se transformer en maladie d’Alzheimer (Professeur Belpomme).

Ailleurs sont pointées du doigt l’effet des antennes relais posées proche des habitations, notamment des écoles où sont apparus des cas de cancer et de leucémie anormalement élevés.

antenes relais alpesAntennes Relais – Alpes

Alors que faire ? Quitter la ville, fuir les ondes, cet enfer invisible, abandonner son travail, trouver refuge dans des lieux épargnés, mais il y en a peu, se terrer dans des caves aménagées, reconquérir des endroits désertiques ou protégés par des barrières montagneuses. Réinventer brutalement une vie nouvelle coupée de la société et des nouvelles technologies de la communication. Ces nouveaux Robinsons exilés au milieu d’un monde victime d’un trop-plein de tout, pensent à créer une zone blanche où ils pourraient se regrouper pour vivre en dehors de toutes atteinte des ondes électromagnétiques. Mais il est actuellement difficile de trouver une commune acceptant de renoncer à la location d’une antenne relais, symbole de progres et de confort donné aux administrés. Pour visionner plus et plus vite de films sur le net, naviguer plus fort pour acheter le dernier Iphone à la mode……….. et polluer un peu plus – Prochain article : en quoi la téléphonie mobile signe la fin des grands singes sur notre planète et créé des problèmes de santé endémiques à l’autre bout du monde.

Pour repérer les antennes relais près de chez vous : http://www.antennesmobiles.fr/

Pour en savoir plus :

http://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/electrosensibles-quand-les-ondes-ravagent-des-vies_680943.html

http://www.priartem.fr/

Le dentifrice, un perturbateur de croissance ?

Une étude scientifique sur les perturbateurs endocriniens suggère que les parabènes (parabens en anglais) et le triclosan ont un impact sur la croissance du foetus et du jeune enfant. Les explications de Rémy Slama, directeur de recherche à l’Inserm. 

perturbateur de croissance

Les chercheurs se sont penchés sur les analyses de 520 femmes enceintes et leur enfants jusqu’à l’âge de trois ans.

Encore une étude* inquiétante sur les perturbateurs endocriniens

Un consortium de recherche vient de publier des travaux sur l’exposition pendant la grossesse à certains phénols, des substances chimiques accusées de perturber le système hormonal. Parmi eux, les parabènes utilisés dans les cosmétiques, le triclosan, présent par exemple dans le dentifrice, la benzophénone-3, utilisé dans les crèmes solaires, ou encore le bisphénol A, interdit dans la fabrication des biberons depuis 2011. Eclairage avec Rémy Slama, directeur de recherche et épidémiologiste environnemental à l’Inserm et à l’université de Grenoble.

Que sait-on aujourd’hui des effets des perturbateurs endocriniens sur le corps humain?

Rémy Slama: L’expression « perturbateurs endocriniens » désigne les composés capables d’interagir avec le système hormonal d’avoir un effet sur la santé d’une personne et de ses descendants. Les effets sanitaires possibles sont vastes: troubles de la croissance et du développement, obésité, malformations congénitales, apparition de certains cancers…

Quels éléments nouveaux votre étude apporte-t-elle?

Pour la première fois, nous avons pu établir un panorama des effets possibles des phénols sur la croissance, du milieu de la grossesse jusqu’aux trois ans de l’enfant. Pour cela, nous avons suivi 520 femmes enceintes puis leurs petits garçons jusqu’à l’âge de trois ans. Nous avons constaté que la présence de triclosan dans l’organisme de la femme enceinte pouvait être corrélée à un retard de croissance du périmètre crânien chez le foetus. Nous avons aussi constaté la présence de parabènes chez 95% des participantes. Un taux élevé de cette substance dans l’organisme de la mère était associé à un poids de naissance plus élevé que la moyenne pour son enfant et à une prise de poids plus importante entre l’âge de deux et trois ans. On sait qu’une croissance accélérée dans les premières années de vie peut augmenter le risque d’obésité plus tard durant l’enfance.

En 2015, le bisphénol A sera banni des contenants alimentaires. Faut-il aussi interdire les parabens et triclosan dans les produits de consommation courante?

Ce n’est pas à moi de répondre, mais aux pouvoirs publics. Ils doivent définir jusqu’où le principe de précaution doit s’appliquer. Mais attention à ne pas tirer de conclusions hâtives: notre étude ne constitue pas une preuve définitive de l’impact des ces substances sur la croissance. Nos résultats suggèrent quelque chose, sans le démontrer de manière forte. Il s’agit de la première étude sur la question précise de l’effet des phénols sur la croissance pré- et post-natale: elle doit être confirmée par d’autres. Nous en avons d’ailleurs lancé une nouvelle, lors de laquelle plusieurs échantillons d’urine seront prélevés au cours de la grossesse, au lieu d’un échantillon unique; ce qui nous permettra de suivre plus précisément l’exposition des femmes enceintes. Nous nous pencherons aussi sur les effets des phénols sur les petites filles, car leur sensibilité à ces substances pourrait différer de celle des garçons.

Que peuvent faire les femmes enceintes qui souhaitent appliquer le principe de précaution?

Elles peuvent abandonner ou limiter l’usage des crèmes de soins qui ne sont pas indispensables ou bien choisir des cosmétiques estampillés « sans parabens ». Les futures mamans peuvent aussi essayer d’éviter le triclosan, présent dans certains déodorants, savons, et dentifrices.

*Associant des équipes Inserm, les Centres Hospitalo-Universitaires de Nancy et Poitiers, le Center for Disease Controls and Prevention (CDC, Atlanta, USA), et coordonné par l’équipe d’épidémiologie environnementale de l’Inserm et de l’Université de Grenoble.

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/des-parabenes-presents-dans-l-organisme-de-95-des-femmes-enceintes_1572366.html#oj7UB8UV4RMgKB6u.99