perturbateurs endocriniens – bombe alimentaire

Annonciateurs d’une crise sanitaire de grande ampleur, les perturbateurs endocriniens s’imposent comme un enjeu politique majeur mais peinent à être réglementés. En cause, le poids des intérêts industriels qui cultivent le doute quant à leur définition.

Ils sont partout. Dans votre dentifrice, sur votre ticket de caisse, parmi les jouets de vos enfants, imprégnés dans les vêtements que vous portez… Ils accompagnent la plupart de vos repas puisqu’ils emplissent les contenants alimentaires et constituent certains des pesticides qui finiront dans votre salade ou votre verre de vin.

Ils suivent peut-être même vos partenaires sexuels les plus réguliers, balisant toutes les étapes de votre vie intime, comme l’avait montré Générations Cobayes au printemps dernier.

Inutile d’ailleurs de songer aux médicaments pour s’en purger, on en retrouve également dans plusieurs d’entre eux. Vous êtes donc cernés, exposés de manière quotidienne et invisible. Par qui ? Les perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques de synthèse, étrangères à l’organisme humain, qui composent nombre de produits de la vie courante.

Leur production a explosé en quelques décennies, leur utilisation étant intrinsèquement liée au phénomène d’industrialisation sur lequel repose le confort moderne : matières plastiques, pharmacie, cosmétiques, pesticides agricoles, etc.

Une lente prise de conscience

Bisphenol A, parabènes, phtalates, et autres molécules chimiques de ce type dérèglent le système hormonal en déséquilibrant ses fonctions de base. Et les effets commencent à être clairement identifiés. Il y a moins d’un an, André Cicolella recensait pour Reporterre la liste des impacts connus : « Cancer du sein et cancer de la prostate, cancers hormonaux-dépendants, diabète et obésité, maladies cardiovasculaires, troubles du comportement, comme l’hyperactivité de l’enfant, trouble de la fertilité, baisse de la qualité du sperme, abaissement de l’âge de la puberté », les conséquences sanitaires sont dramatiques.

L’alerte a été lancée dès 1991 par un collectif de scientifiques qui, réuni autour de Theo Colborn, a inventé le terme de « perturbateurs endocriniens » à l’occasion de la conférence de Wingspread. Depuis, la mobilisation progresse : les études scientifiques sur le sujet se multiplient, les ONG s’emparent de la problématique, des manifestations comme la Greenpride voient le jour afin d’y sensibiliser le grand public, les institutions mettent en place des dispositifs tels que la Stratégie Nationale contre les Perturbateurs endocriniens tandis que la Région Ile-de-France les consacrait« grande cause régionale 2013 ». Le terme a même fait son entrée dans l’édition 2013 du Petit Robert.

Ce lobbying a permis d’obtenir quelques règlements d’interdiction parmi lesquels celle du Bisphenol A (BPA) dans les biberons, votée en 2010. Mesure prolongée d’une loi en décembre 2012 qui interdit toute présence de BPA dans les contenants alimentaires à compter du 1er janvier 2015.

Le retard de la règlementation européenne

Mais l’encadrement des perturbateurs endocriniens reste insuffisant. Dans le plan Cancer présenté en février dernier, comme lors des deux dernières Conférences Environnementales, cet enjeu de santé environnementale semble relégué au second plan, voire évacué des débats.

Dans une tribune publiée l’année dernière, trois conseillers régionaux exhortaient ainsi le gouvernement à ne pas « oublier les perturbateurs endocriniens ».

Pour François Veillerette, l’un des signataires, par ailleurs fondateur et porte-parole de l’association Générations Futures qui s’intéresse de près au sujet,« c’est à l’Europe de donner le ‘‘la’’ en matière de réglementation sur les perturbateurs endocriniens ». Député EELV, Jean-Louis Roumégas confirme cette responsabilité : « Ce dossier doit impérativement être traité à l’échelle communautaire car il a des implications sanitaires, environnementales, industrielles et commerciales, autant de sujets qui relèvent du marché intérieur » écrit-il en synthèse de son rapport d’information sur la stratégie européenne en matière de perturbateurs endocriniens.

« Or la stratégie européenne ad hoc, qui date de 1999, est devenue obsolète au regard des progrès scientifiques enregistrés depuis lors » poursuit-il. Il se réfère au rapport Kortenkamp, publié en 2012. Sur la base de celui-ci, un autre rapport a été présenté l’année suivante par l’eurodéputé suédoise Asa Westlund, proposant une feuille de route à la Commission Européenne.

En mai 2013, une centaine de chercheurs internationaux a signé la Déclaration de Berlaymont pour enjoindre celle-ci à agir. « Une initiative sans précédent »selon Michèle Rivasi, députée européenne et corapporteure du rapport Westlund.

Mais le travail règlementaire reste dans l’impasse. La Suède aurait menacé il y a quelques moisd’attaquer la Commission européenne en carence pour son inaction dans le domaine. En cause, le non-respect des règlements biocides (528/2012) et pesticides (1107/2009) qui prévoyaient l’adoption d’une définition opérationnelle avant la fin 2013.

L’impossible définition ? La stratégie des lobbys

En cause, donc, la publication de critères de définition des perturbateurs endocriniens censés ouvrir la voie à une interdiction de ces substances. Mais sans définition, pas de règlementation. Or les intérêts industriels sont bien réels sur un marché des perturbateurs endocriniens qui représente plusieurs millions d’euros…

Dans Endoc(t)rinement, brillante enquête de deux ans rediffusée récemment sur France 5, Stéphane Horel met à jour la bataille d’influence qui paralyse les prises de décisions à Bruxelles. Derrière l’affrontement entre la Direction générale de l’Environnement, à qui incombe la responsabilité d’établir ce travail de définition, et les autres DG concernées (Industrie, entreprises et santé-consommation), se joue l’instrumentalisation de la science : en suscitant le doute par la contestation des résultats scientifiques faisant autorité, quelques experts aux conflits d’intérêt mal dissimulés parviennent à ralentir le processus.

Le parallèle peut être éabli avec la stratégie de l’industrie du tabac dans les années 1950, lorsqu’elle avait entrepris de remettre en cause le lien entre la cigarette et le cancer du poumon : gain de temps et influence exercée sont les mêmes. Michèle Rivasi a ainsi dû attendre cinq mois avant que la Commission européenne ne réponde à la lettre qui l’interpellait, pourtant signée par plusieurs parlementaires.

Interrogée par Reporterre, Mme Rivasi estime que « la stratégie de lobbying qui s’exerce en faveur des perturbateurs endocriniens est similaire en termes d’efficacité et d’importance à ce qui se joue dans le domaine du nucléaire ou de l’agro-business ». Les résultats en attestent : avec plusieurs mois de retard, la Commission européenne a publié en juin une « feuille de route » concernant les critères d’identification…

Il y a pourtant urgence. Et ce d’autant plus dans un contexte où continue de se négocier dans la plus grande opacité le traité de libre-échange dit « Tafta » qui pourrait alors voir l’Europe, en l’absence totale de règlementation, inondée de produits contenant des perturbateurs endocriniens…

Barnabé Binctin

Reporterre

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Jus de coccinelle et sécrétion annale de castor = bonbons roses

3pt singes

Les sorcières n’ont pas disparu, au contraire, elles se sont multipliées et on revêtu les habits de la respectabilité. Vous ne me croyez pas ? Allez ne faites pas comme les trois petits singes, affrontez la réalité, juste une fois pour entrouvrir la porte du jardin d’Alice au pays des horreurs……..

Jus de coccinelle = bonbons roses? Pas tout à fait, ce sont plutôt les sécrétions des femelles coccinelles qui permettent de donner l’effet glaçage laqués genre MNM. Elles sont cachées sous la dénomination « “gomme-laque” ou “shellac”. Une petite friandise rouge à pois noir donc que les enfants avalent, c’est cruel, car s’ils savaient qu’ils croquent de la coccinelle, ils mangeraient peut être moins de bonbons roses….

D’autres insectes sont écrasés pour réaliser les colorants rouges (acide carminique), et c’est 100% naturel. A vous de choisir, çà ou des colorants chimiques. Avis aux végétariens qui traquent la graisse de boeuf dans les biscuits mais ne savent pas qu’ils   absorbent de la micro-viande en mangeant des bonbons. De toute façon, les insectes sont la nourriture de demain, alors ne faites pas les dégoutés. En Afrique, en Amérique du sud, on déguste ces délicieuses friandises grillées, crues…………  Ce n’est pas plus horrible que de manger des escargots ou des crevettes, et déguster une larve vivante ou jeter un crabe vivant dans l’eau, procède de la même pratique.

Et puis c’est mignon un petit colorant au jus d’insectes, à côté des rehausseurs de goût des bonbons fraise framboise à la sécrétion annale de grande de castor ou du chewing gum à la « gomme de base » obtenue à partir de la purification et du  raffinage du suint, la partie grasse de la laine de mouton. Elle se cache sous le nom de “gomme base” ou “gum base”. Je ne plaisante pas.

Mais tout cela reste 100%naturel !

Une autre bonne nouvelle : les colorants industriels chimiques sont parfois remplacés par des colorants naturels notamment pour les bonbons ……..roses, toujours (osons imaginer ce qu’il y dans les bonbons bleus !). Quoi de plus naturel que du  goudron de houille (classé 199ème par l’ONU dans la liste des substances dangereuses), colorant hors pair pour donner une belle couleur rose….bonbon !

http://www.sante-nutrition.org/les-10-ingredients-les-degoutants-caches-nourriture-industrielle/

C’est toujours très naturel, rassurez vous, rien à voir avec  ces saloperies chimiques cancérigènes, neuroxiques, reprotoxiques, allergisantes, perturbatrices endocriniennes  que vous ingérez quotidiennement pour nourrir votre futur cancer. Ce qui est le plus inquiétant ce sont ses substances cachées, qui, en petites quantités absorbées quotidiennement,  attaquent les plus faibles d’entre nous. Notre poison quotidien est partout. Alors ne pas voir, ne pas entendre, ne pas parler, est ce vraiment la voie de la sagesse ?

La majorité d’entre nous font comme les trois petits singes, courbent le dos et quand la maladie arrive, subissent une dose massive d’éléments toxiques pour soigner, éradiquer la maladie. Soigner le mal par le mal.

Les sorciers et les sorcières du 21ème siècle ont troqué leur grand chaudron et leur chapeau noir et pointu avec de petites boites à pilules ou des proprets emballages et suremballages rose bonbon et des blouses blanches de laboratoire. La chimie ne se fait plus dans les alambics mais dans les usines higt tech. C’est pire  car nous n’avons plus peur d’eux et, tels Blanche Neige, nous mangeons la belle pomme rouge et brillante qui s’offre à nous.

La fraise hivernale, une bombe à retardement !

La fraise

Je suis cultivée bien au chaud dans une mer de plastique couvrant 35000 hectares de serres, sur un lit sableux nettoyé au bromure de méthyl (poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d’ozone),  et à la chloropicrine (substance bloquant les alvéoles pulmonaires), puis je fais 1500 km en camion, pour pouvoir orner de ma belle robe rouge sang, les tables hivernales de France.

Cultivée par des sans papiers se chauffant le soir en faisant brûler le reste des 5000 tonnes de bâches plastiques recouvrant les serres, j’ai besoin de 4500m3 d’eau par hectare, et si j’assèche la région, chassant les oiseaux migrateurs et les lynx du Parc National de Donana, ce n’est pas mon affaire, comme la déforestation opérée chaque année pour agrandir mon territoire n’est pas mon affaire.

Je suis gourmande en pesticides et fongicides de toute sorte, et je peux absorber près de 105 molécules chimiques dont certaines se retrouve piégées dans ma chair jusqu’au jour de ma consommation.

Je ne suis pas très chère et je n’ai pas beaucoup de goût mais j’appâte le client par ma précocité, imaginez donc, des fraises en hiver ! Vous vous y êtes tous laissés prendre en vous disant qu’une barquette ça n’engageait pas à grand-chose. Et les tomates ? savez vous que les tomates d’hiver comme les fraises, mais aussi les melons d’Espagne…. proviennent des serres d’Alméria ou d’Huelvas et qu’elles aussi ont subi le même sort ? Alimenter cette industrie c’est accompagner la pollution plastique du monde, c’est accompagner le nouvel esclavagisme moderne. Mais ces petites bombes à retardement contiennent aussi des perturbateurs endocriniens, des produits cancérigènes qui peut à peu font leur chemin dans votre organisme et creusent leur trou, heu pardon, creusent votre trou……….. https://www.youtube.com/watch?v=ynYVeTaAuBM

Taper El Ejido dans Google Earth.

Savoir, c’est se protéger. Choisir, c’est agir : https://avabr1.wordpress.com/journees-evenement-2014/

Le dentifrice, un perturbateur de croissance ?

Une étude scientifique sur les perturbateurs endocriniens suggère que les parabènes (parabens en anglais) et le triclosan ont un impact sur la croissance du foetus et du jeune enfant. Les explications de Rémy Slama, directeur de recherche à l’Inserm. 

perturbateur de croissance

Les chercheurs se sont penchés sur les analyses de 520 femmes enceintes et leur enfants jusqu’à l’âge de trois ans.

Encore une étude* inquiétante sur les perturbateurs endocriniens

Un consortium de recherche vient de publier des travaux sur l’exposition pendant la grossesse à certains phénols, des substances chimiques accusées de perturber le système hormonal. Parmi eux, les parabènes utilisés dans les cosmétiques, le triclosan, présent par exemple dans le dentifrice, la benzophénone-3, utilisé dans les crèmes solaires, ou encore le bisphénol A, interdit dans la fabrication des biberons depuis 2011. Eclairage avec Rémy Slama, directeur de recherche et épidémiologiste environnemental à l’Inserm et à l’université de Grenoble.

Que sait-on aujourd’hui des effets des perturbateurs endocriniens sur le corps humain?

Rémy Slama: L’expression « perturbateurs endocriniens » désigne les composés capables d’interagir avec le système hormonal d’avoir un effet sur la santé d’une personne et de ses descendants. Les effets sanitaires possibles sont vastes: troubles de la croissance et du développement, obésité, malformations congénitales, apparition de certains cancers…

Quels éléments nouveaux votre étude apporte-t-elle?

Pour la première fois, nous avons pu établir un panorama des effets possibles des phénols sur la croissance, du milieu de la grossesse jusqu’aux trois ans de l’enfant. Pour cela, nous avons suivi 520 femmes enceintes puis leurs petits garçons jusqu’à l’âge de trois ans. Nous avons constaté que la présence de triclosan dans l’organisme de la femme enceinte pouvait être corrélée à un retard de croissance du périmètre crânien chez le foetus. Nous avons aussi constaté la présence de parabènes chez 95% des participantes. Un taux élevé de cette substance dans l’organisme de la mère était associé à un poids de naissance plus élevé que la moyenne pour son enfant et à une prise de poids plus importante entre l’âge de deux et trois ans. On sait qu’une croissance accélérée dans les premières années de vie peut augmenter le risque d’obésité plus tard durant l’enfance.

En 2015, le bisphénol A sera banni des contenants alimentaires. Faut-il aussi interdire les parabens et triclosan dans les produits de consommation courante?

Ce n’est pas à moi de répondre, mais aux pouvoirs publics. Ils doivent définir jusqu’où le principe de précaution doit s’appliquer. Mais attention à ne pas tirer de conclusions hâtives: notre étude ne constitue pas une preuve définitive de l’impact des ces substances sur la croissance. Nos résultats suggèrent quelque chose, sans le démontrer de manière forte. Il s’agit de la première étude sur la question précise de l’effet des phénols sur la croissance pré- et post-natale: elle doit être confirmée par d’autres. Nous en avons d’ailleurs lancé une nouvelle, lors de laquelle plusieurs échantillons d’urine seront prélevés au cours de la grossesse, au lieu d’un échantillon unique; ce qui nous permettra de suivre plus précisément l’exposition des femmes enceintes. Nous nous pencherons aussi sur les effets des phénols sur les petites filles, car leur sensibilité à ces substances pourrait différer de celle des garçons.

Que peuvent faire les femmes enceintes qui souhaitent appliquer le principe de précaution?

Elles peuvent abandonner ou limiter l’usage des crèmes de soins qui ne sont pas indispensables ou bien choisir des cosmétiques estampillés « sans parabens ». Les futures mamans peuvent aussi essayer d’éviter le triclosan, présent dans certains déodorants, savons, et dentifrices.

*Associant des équipes Inserm, les Centres Hospitalo-Universitaires de Nancy et Poitiers, le Center for Disease Controls and Prevention (CDC, Atlanta, USA), et coordonné par l’équipe d’épidémiologie environnementale de l’Inserm et de l’Université de Grenoble.

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/des-parabenes-presents-dans-l-organisme-de-95-des-femmes-enceintes_1572366.html#oj7UB8UV4RMgKB6u.99

Bisphénol A, intolérance alimentaire

Bisphénol A et intolérance alimentaire, un lien établi pour la première fois

bouteille-d'eau (1)Le bisphénol S qui remplace maintenant le Bisphénol A aura-t’il le même effet néfaste, voire un effet encore plus dévastateur? Evitons les plastiques de toute sorte, par mesure de précaution!!!

Plus de 20% de la population mondiale souffre d’allergie ou d’intolérance alimentaires. Une origine environnementale à ces réactions alimentaires secondaires est fortement suspectée. Dans ce contexte et pour la première fois, une équipe de chercheurs de l’Inra à Toulouse vient de montrer qu’une exposition périnatale à de faibles doses de Bisphénol A (BPA), considérées sans risque pour l’Homme, pouvait augmenter le risque de développer une intolérance alimentaire à l’âge adulte. Ces résultats appuient la décision des pouvoirs publics français qui ont interdit l’utilisation du BPA dans les contenants alimentaires destinés aux nourrissons dès 2013, et pour tous les emballages alimentaires en 2015.

L’exposition humaine aux perturbateurs endocriniens, en particulier celle au bisphénol A, est omniprésente dans notre quotidien. Les risques potentiels pour le consommateur de ce contaminant chimique issu majoritairement des emballages alimentaires ont fait l’objet de plusieurs rapports, parfois contradictoires, des agences sanitaires françaises et internationales au cours des cinq dernières années. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié en avril 2013 un avis sur le bisphénol A recommandant de limiter l’exposition à cette substance et de revoir à la baisse les seuils toxicologiques sur lesquels est basée l’évaluation du risque. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a d’ailleurs, quelques mois plus tard, proposé d’appliquer au bisphénol A une valeur limite dix fois plus faible que celle jusque-là en vigueur, soit 5µg/kg poids corporel/jour.

Les chercheurs de l’unité de Toxicologie alimentaire (TOXALIM) de l’Inra à Toulouse ont démontré chez des rats qu’une exposition périnatale (in utero et pendant l’allaitement) au bisphénol A (BPA), à de faibles doses, a des conséquences sur le développement du système immunitaire et prédispose leur descendance à une intolérance alimentaire à l’âge adulte.

Dans leur étude, les chercheurs de l’Inra ont utilisé deux groupes de rates gestantes. Un groupe a reçu par voie orale une dose quotidienne de BPA, à 5 μg/kg de poids corporel, depuis la gestation jusqu’au sevrage des nouveau-nés à 21 jours. L’autre groupe (témoin) n’a pas reçu de BPA. Ce sont ensuite les nouveau-nés issus de ces deux groupes qui ont été étudiés. A l’âge adulte, soit à 45 jours, ces animaux ont été nourris avec de l’ovalbumine, une protéine du blanc d’œuf, qui ne figurait pas précédemment dans leur régime alimentaire. Les scientifiques ont alors observé une réaction immunitaire dirigée contre l’ovalbumine chez les animaux qui avaient été exposés au BPA au cours de leur développement. Les rats descendant du groupe témoin ont quant à eux développé une tolérance alimentaire vis-à-vis de l’ovalbumine, qui se traduit par une absence de réponse immunitaire. De plus, l’administration orale répétée de l’ovalbumine chez les rats exposés par leur mère au BPA a induit une inflammation du côlon de ces animaux, attestant d’une intolérance alimentaire.

Dans l’étude réalisée à l’Inra les chercheurs ont testé différentes doses (0,5, 5 et 50μg/kg poids corporel/ jour) et mis en évidence une relation non linéaire entre les doses de BPA et les effets indésirables observés. En particulier les perturbations les plus importantes ont été observées à la dose de 5μg/kg poids corporel/jour, c’est-à-dire à la dose considérée sans risque pour l’Homme par l’EFSA. Ces nouvelles données soulèvent la difficulté de fixer une dose journalière tolérable sûre pour le BPA.

Ces nouveaux résultats contribuent à caractériser les effets délétères du BPA sur le système immunitaire, à de faibles niveaux d’exposition, et à des âges auxquels l’individu est particulièrement vulnérable car immature : le fœtus et le nourrisson.

Ces résultats appuient la décision des pouvoirs publics français qui ont interdit l’utilisation du BPA dans les contenants alimentaires destinés aux nourrissons dès 2013, et pour tous les emballages alimentaires en 2015. Les approches mises en place pour étudier les effets du BPA sur le système immunitaire pourront être appliquées à d’autres perturbateurs endocriniens, en particulier aux substances candidates au remplacement du BPA pour les emballages alimentaires de nouvelle génération.

L’étude a été menée par des équipes de l’unité Toxicologie alimentaire (Toxalim) au centre Inra de Toulouse Midi-Pyrénées, et financée par le département « Alimentation humaine » de l’Inra et par l’Agence Nationale pour la Recherche, dans le cadre du projet PERINATOX coordonné par Eric Houdeau depuis 2010.

Le bisphénol A est interdit que dans les contenants alimentaires  destinés aux enfants de moins de 3 ans. Au 1er janvier 2015, l’interdiction sera pour tous les contenants alimentaires.

On en trouve dans les tickets de caisse, le papier sulfurisé, les étiquettes auto-collantes, les peintures, les fenêtres en Pvc, les Cd, Dvd, les ustensiles de cuisine et le petit matériel electro ménager en plastique…..

Il faut apprendre  a lire les sigles.

sigles

Le 1, très riche phtalates et le 3, le PVC contenant du bisphénol et des phtalates se trouvent dans certaines bouteilles en plastique recyclé. Le 6 contient du styrène, il est dans les gobelets, les barquettes. Ceux là sont à éviter absolument. Le 5 est le moins nocif malgré qu’il contienne quelques biocides, on le trouve dans les pots de yaourt. Le 2, utilisé pour certaines bouteilles, le 4, pour les sacs plastiques sont également moins nocifs.

Référence

Menard, S., Guzylack-Piriou, L., Leveque, M., Braniste, V., Lencina,C., Naturel, M., Moussa, L., Sekkal, S., Harkat, C.,Gaultier, E., Theodorou, V., Houdeau, E. Food intolerance at adulthood after perinatal exposure to the endocrine disruptor bisphenol A. The FASEB Journal, August 2014. doi:10.1096/fj.14-255380

 

OGM : tu en manges, peut-être, tous les jours à ton insu !

Si l’on demande au petit berger Andros, ou au vieux berger Justin Bridoux s’il y a des Ogm ou des pesticides tueurs d’abeille dans leurs produits, ils ne vous répondront pas comme Bonne Maman, Daddy, D’Aucy , Ducros, Fleury Michons et bien d’autres…………….

Poulain et Taillefine comme Blédina ou Danette ne pourront pas garantir l’absence d’ Ogm ou des pesticides tueurs d’abeille dans leurs produits, comme bien d’autres….

Carte d’Or, Crunch, Guigoz, Douce France ou Buitoni on entamé une démarche d’exclusion des Ogm ou des pesticides tueurs d’abeille dans leurs produits, mais ce n’est pas facile, la garantie n’est pas encore là !

Vous voulez découvrir les produits de consommation courante qui garantissent zéro Ogm ou pesticides tueurs d’abeille dans leurs produits ?

Faites un tour sur http://greenpeace.fr/guetteur/marques/, mais ne vous attendez pas à des miracles !

Savoir, c’est se protéger. Choisir, c’est agir!

PESTICIDES TUEURS D’ABEILLES

PESTICIDES TUEURS D’ABEILLES : AVEZ VOUS VÉRIFIÉ DANS LE POT DE YAOURT

abeille_morte3 pesticides tueurs d’abeilles interdits par la Commission européenne …. Mais savez vous que 90% des produits de consommation courante contiennent ce type de pesticides ?

3 pesticides tueurs d’abeilles interdits par la Commission européenne …. Pendant 2 ans  seulement !  le combat n’est pas fini.

http://agriculture.greenpeace.fr/greenpeace-souhaite-defendre-linterdiction-des-insecticides-tueurs-dabeilles-devant-la-cour-de-justice-europeenne

En attendant ces pesticides se retrouvent dans un nombre effarant de produits industriels de consommation courante.

Si l’on demande au petit berger Andros, ou au vieux berger Justin Bridoux s’il y a des Ogm ou des pesticides tueurs d’abeille dans leurs produits, ils ne vous répondront pas comme  Bonne Maman, Daddy, D’Aucy , Ducros, Fleury Michons et bien d’autres…………….

Poulain et Taillefine comme Blédina, Taillefine ou Danette ne pourront pas garantir l’absence d’ Ogm ou des pesticides tueurs d’abeille dans leurs produits, comme bien d’autres….

Carte d’Or, Crunch, Guigoz, Douce France ou Buitoni on entamé une démarche d’exclusion des Ogm ou des pesticides tueurs d’abeille dans leurs produits, mais ce n’est pas facile, la garantie n’est pas encore là !

Vous voulez découvrir les produits de consommation courante qui garantissent zéro Ogm ou pesticides tueurs d’abeille dans leurs produits ?

Faites un tour sur  http://greenpeace.fr/guetteur/marques/, mais ne vous attendez pas à des miracles !

 

 

ADDITIFS ALIMENTAIRES = ENFANT AGITE

imagesTest dans une école australienne: de l’alimentation des enfants ont été retirés tous les additifs alimentaires pendant deux semaines.
Les parents, l’école, les enseignants et les enfants ont joué le jeu tout en apprenant à reconnaitre les additifs sur les étiquettes.
Les résultats sont bluffant: les enfants sont plus calmes, plus posés, apprennent mieux, sont moins agressifs, dorment mieux, se font plus d’amis…… et cela est également constaté sur les enfants qui ne présentaient aucun symptôme particulier au début du test.
Il faudrait vraiment interdire TOUS les additifs dans l’alimentation et surtout arrêter d’acheter tous ces produits industriels transformés qui en contiennent des tas!
La preuve en vidéo: http://youtu.be/Fs-N0Gjf4C8

ATTENTION CRÈMES SOLAIRES DANGER !

LE SOLEIL NE CAUSE PAS LE CANCER DE LA PEAU: IL NOUS PROTÈGE CONTRE PLUSIEURS FORMES DE CANCERS…

A L’INVERSE DES CRÈMES SOLAIRES QUI SERAIENT CANCÉRIGENES…

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Jusqu’au début du 20ème siècle, on protégeait sa peau contre les effets néfastes du soleil, mode, coquetterie ? pas seulement.

Avez vous vu un marin, un agriculteur exposé chaque jour au soleil mettre de la crème solaire ? attrape-t-il pour autant des coups de soleil ?

Après la première guerre, sport et corps bronzé sont synonymes de bonne santé, de vie au grand air mais on ne s’expose pas encore délibérément au soleil pour bronzer. On prend le soleil pour sa santé, c’est différent.   Avec les congés payés et les vacances à la mer, le corps s’habitue peu a peu a ce nouveau paradigme de la société des loisirs naissante : soleil, mer plage. Sea, sex and sun, les années hippies, la libération du corps, vivre nu et sans contrainte, les années 70 ouvriront la voie vers le tout bronzage comme norme esthétique dominante. La tyrannie du bronzage à tout prix y compris l’hiver en salle d’UV étend son ombre despotique, relayées par les slogans publicitaires et les recommandations médicales. La crème solaire devient l’outil indispensable de toute sortie au soleil. D’abord pateuse, un peu blanche, laissant des traces disgracieuses sur la peau rougie, elle devient plus fluide, transparente, huileuse en spray, grâce à l’arrivée des nanoparticules, pratique ! Grâce aux nanoparticules, la crème entre plus facilement dans l’épiderme, permettant une meilleure protection, protection renouvelée néanmoins à intervalles réguliers dans la journée.

Un vrai progrès permettant en plus d’éviter le cancer de la peau.

Eviter ou provoquer le cancer de la peau ?

Car que savons nous vraiment de ces crèmes solaires ? de leur composition chimique ? que savons nous des nanoparticules et de ses effets sur le moyen et long terme ?

L’industrie cosmétique est bien faite. Il existe maintenant des crèmes solaires dites naturelles, mais, certaines contiennent des nanoparticules, dont on n’est pas très certains qu’ils ne puissent pas passer la barrière cutanée, surtout quand celle ci est fragilisée par un coup de soleil

Lisez les étiquettes !

Et si tout cela n’était qu’un vaste programme marketing et de désinformation, un de plus, destiné à nourrir les puissantes multinationales de la cosmétique, et pourquoi pas pharmaceutique ?

Si, au contraire, le soleil, pris modérément, aux heures où les ultra violet sont les plus doux,  et permettant à la peau de bronzer naturellement sans rougir, était une protection anti cancer ? Et si les crèmes solaires, les après soleil, étaient au contraire, ces mêmes vecteurs du cancer de la peau, poison consciencieusement administré chaque jour de vacances, mêmes aux enfants en bas âge !

Exagération ?

Pour en savoir plus, un très bon article de Nexus, à faire froid dans le dos, même sur la plage la plus torride :

Crèmes solaires : les nanos veulent notre peau !

et quelques sites qui vous permettront de vous faire votre idée :

http://www.consoglobe.com/nanoparticules-cosmetiques-danger-3857-cg

http://consciencedupeuple2007.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=946031

http://www.asef-asso.fr/mon-bien-etre/cosmetiques/1325-la-creme-solaire-une-amie-qui-vous-veut-du-bien

Savoir, c’est se protéger. Choisir, c’est agir : https://avabr1.wordpress.com/journees-evenement-201